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Visite de Marlène Maziere de la DRAC
du 18/03/2014
par Michel MARASSE
 Histoire et Patrimoine d' Archigny - 65 articles  

le 11 mars 2014

Etaient présents : Marlène Mazière, ingénieur d’études au service régional de l’archéologie,
Dominique Antigny, Didier Glain, Françoise Glain, Michel Marasse
Excusé : Guy Savigny



Tout d’abord je voudrais remercier Marlène Mazière de sa gentillesse, de sa disponibilité et des conseils qu’elle nous a prodigués.

  Le but de cette visite portait sur l’étude de trois sujets liés au patrimoine.
Après une visite de trois heures et de bonnes discussions, il s’avère que ces projets nécessitent absolument l’assistance d’un archéologue qui sera désigné responsable d’opération par la DRAC. Il devra être bénévole puisque l’association n’a pas les moyens financiers nécessaires pour ces premières recherches archéologiques. Si des projets peuvent évoluer la DRAC prendra le relais.
Nous ne nommerons pas ici les objets ni les lieux en observation pour éviter toute infraction ou toute destruction, comme savent le faire certains mauvais plaisants.
Si les débouchés sont positifs, il sera alors temps, avec les autorisations nécessaires (propriétaires des terrains, DRAC) d’en faire la description.
  Le but de nos interventions est la connaissance de notre patrimoine et sa sauvegarde. Je ne pense pas qu’un vrai projet lié à ces 3 lieux puisse voir le jour, mais qui sait ?
Nous allons faire tout ce qui est en notre possibilité pour établir au mieux un constat sur notre lointain passé historique.
Nous restons en contact avec Marlène Mazière pour tous ces projets.



Sauvegarde, transmission et délit

Documents


  A l’occasion de recherches, notre association Histoire et Patrimoine d’Archigny, a été confrontée à des manques d’informations dans les archives. Par rapport aux autres communes, le diocèse nous a fait remarquer qu’il manquait à Archigny 50 années de documents (après la Révolution). Il nous a été expliqué, que ce soit aux archives départementales ou aux archives diocésaines, que certaines personnes s’appropriaient des documents appartenant normalement au patrimoine commun et que dans ce cas la sauvegarde, la conservation et la transmission de l’histoire ne peuvent se faire. D'autre part, pour les communautés d’habitants, ces archives gardent la trace de l'action et de la vie des générations qui les ont précédées. Il nous a bien été précisé que prendre, dérober, conserver tous ces documents par devers soi est un délit.
Les AD 86 sont toujours heureuses d’ajouter de nouveaux documents à ceux déjà versés.
Le diocèse fait une sauvegarde des documents liés à l’église d’Archigny au presbytère de Pleumartin.

Fouilles

  En archéologie et en paléontologie, la fouille est l'acte de rechercher des vestiges enfouis, qu'il s'agisse de constructions, d’objets ou de traces de l’activité humaine passée, et de procéder à leur mise au jour par enlèvement des matériaux et sédiments qui les recouvrent. ...
Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.


  Voilà ce que dit la loi du 27 septembre 1941. De même, l’utilisation de détecteurs de métaux est soumise à une autorisation préfectorale (loi du 18 décembre 1989). La responsabilité d’une fouille ne peut être confiée qu’à une personne ayant fait la preuve de sa compétence dans le domaine de l’archéologie. La demande d'autorisation doit être adressée au préfet de région ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre. Dans les deux mois qui suivent cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, le ministre chargé de la culture ou le préfet de région accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller ; il fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches doivent être effectuées.
Fouiller sans respecter la loi est un délit.
Pénétrer sur un site en cours de fouilles pour y dérober des artefacts ou vestiges immobiliers est également délictueux.

Notre association, Histoire et Patrimoine d’Archigny, s’engage à respecter le bien d’autrui et les lois qui y sont attachées.

La présidente,
Françoise Glain

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