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Dans notre série '' Nettoyons la nature ''
du 05/09/2018
 Histoire et Patrimoine d' Archigny - 62 articles  

Faut il conserver les ruines de la commune ?

Une question de l’été quand on a rien à dire ? Pas tant que cela. Évidemment chacun est d’avis que les châteaux, les églises, les manoirs, les abbayes, quand il reste suffisamment de murs et de bâtiments pour que l’on puisse reconnaître et comprendre ce que c’était, chacun est d’avis pour garder les vieilles pierres « traces de notre histoire ». Mais quand l’état de délabrement est tel qu’on ne voit plus de lueur d’intérêt que dans l’œil exercé d’un passionné du patrimoine, l’avis commun est tout autre. Nettoyons la nature de toutes ces cochonneries qui ne ressemblent à rien et qui ne sont que repères à san-yards et dangers pour nos enfants, voilà des propos entendus qui résument assez bien le résultat de notre sondage réalisé au mois de juillet dernier sur 227,3 (1) de nos lecteurs.

Notre belle commune d’Archigny ne manque pas de bâtiments très anciens et nous avons voulu chercher à savoir s’il y en avait qui ne ressemblaient à rien  et méritaient un nettoyage. Après une enquête auprès des Anciens, nous avons entendu parler d’un dolmen, que nous avons eu mille peines à trouver d’ailleurs. C’est en effet aujourd’hui un tas de pierres difforme, envahi par les broussailles et totalement ignoré des promeneurs.

Lors de la réalisation de la station de pompage et du nettoyage indispensable des terrains environnants, c’est l’intervention d’un citoyen passionné qui a empêché l’enlèvement des pierres, ce qui nous vaut de voir encore cette verrue proche de la Font-de-l’Étang.

Les pierres dites du dolmen de la Font-de-l’Étang, envahies par la végétation

C’est là que les choses deviennent intéressantes. En effet, au hasard de nos recherches, nous avons appris que chaque année, en fin d’été, ce dolmen se retrouvait propre, débarrassé de toutes les herbes, épines et ronces et ceci depuis 4 années. Les services municipaux qui dépensent beaucoup d’énergie pour rendre les chemins et terrains communaux propres et agréables, ont été interrogés. Ce n’est pas de leur fait. Personne n’a pu nous donner la moindre explication. Un voisin interrogé évoque avec sérieux une intervention extraordinaire de fadets. Il nous a d’ailleurs confié un de ses clichés où il prétend en reconnaître un.

Cliché de 2017, d’un lecteur qui a voulu rester anonyme, sur lequel, selon lui, on voit assez bien la tête et les oreilles d’un fadet. (Nous avons vérifié qu’il n’y avait aucun trucage).

Nous allons évidemment pousser plus loin nos recherches et espérons bien amener d’autres éléments aptes à attirer les touristes toujours avides de surnaturel. Nous ne manquerons pas de vous en faire part.

Nous n’avons pas pu, en période de vacances, contacter les élus municipaux, mais nous sommes certains qu’ils seront prêts à soutenir notre démarche. Faute de fantômes qui font toujours recette, « Archigny et ses fadets » est une affiche qui fait déjà rêver. Dans cette perspective, toucher à ces pierres serait évidemment particulièrement mal venu, mais nous aurons sans doute à nous interroger sur d’autres ruines à supprimer.

JCC  envoyé spécial

  1. Note de la rédaction : la rigueur scientifique du travail réalisé nous oblige à tenir compte d’une personne interrogée qui ne lit nos articles que de temps en temps d’où la décimale.

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