Accueil

Journal
Le Château du Bouchet 2022
du 12/07/2022
 Voyages en France - 62 articles  

visite du 8 juillet 2022

L’origine de la construction du château est inconnue mais une pièce gallo-romaine a été trouvée à proximité de l’édifice lors de fouilles, effectuées en 1921.

Celle-ci laisse supposer qu’il y a eu là, très tôt, une habitation.

Sa situation dominante sur le plus haut button de la Brenne en fait un emplacement défensif et un observatoire majeur en cas d’agressions ennemies.

Sa situation lui vaut le nom initial de « Bosquet » transformé plus tardivement en « Bouchet ».

Le premier propriétaire identifié est le seigneur Guy Sénebaud, au XIIème siècle, il était le compagnon d’armes de Philippe-Auguste.

Au XIVème siècle, pendant la Guerre de Cent-Ans, le château devint la propriété de Pierre de Naillac, puissante famille de la région du Blanc.

La femme de ce nouveau seigneur du Bouchet, livra le château à un chef de bandes, Artaud d’Ussel, allié des Anglais lesquels y séjournèrent quelques années

Le château a ensuite été repris aux Anglais par Perreau d’Oradour, issu d’une grande famille poitevine et apparentée aux Naillac.

En 1451, le château du Bouchet devient finalement la propriété de la famille Taveau de Mortemer, autre grande famille du Poitou, par mariage de Marie d’Oradour avec Geoffroy Taveau de Mortemer.

En 1519, le château change de propriétaire à nouveau, par mariage, avec la famille Rochechouart de Mortemart qui le conservera durant trois siècles.

Il fut ainsi la propriété de Gabriel de Rochechouart, premier duc de Mortemart, père de Françoise-Athénaïs, marquise de Montespan, célèbre maîtresse de Louis XIV. En 1789,

Victurnien de Mortemart émigre et le château est saisi par les autorités révolutionnaires. Pierre Huard de La Vignauderie, capitaine des chasses du duc de Mortemart, le rachète en 1796

pour le restituer au duc à son retour en France en 1802. Finalement, le château fut vendu en 1808 au maire de Rosnay, Victor Hérault de la Véronne, dont descendait l’ancien propriétaire.

En 2018, le château du Bouchet entame une nouvelle vie et s’inscrit désormais dans une logique de valorisation du patrimoine ainsi que de son territoire.

source    https://www.chateau-bouchet.com/le-chateau/histoire-du-chateau/

 

À l’origine le château est une ancienne forteresse médiévale construite sur une butte rocheuse de grès rouge, typique de ce territoire.

Celui-ci adopte un plan circulaire protégé par de nombreuses tours dominant des douves sèches.

Du château médiéval est encore conservé quatre tours, les chemins de ronde et deux donjons.

Sur le grand donjon est toujours visible la porte du pont-levis qui correspondait initialement à l’entrée unique de la forteresse.

Celui-ci particulièrement étroit ne laissait passer que des personnes à pied si ce n’est un cavalier.

À ce premier donjon a été accolé au XVème siècle un second donjon surnommé le donjon des anglais.

Une partie des chemins de ronde a été malheureusement abaissée au XIXème siècle afin de permettre un accès plus facile à la cour du château.

Au XVIIème siècle le comte de Maure frère cadet du Duc de Mortemart décide d’embellir la vieille forteresse et de la mettre au goût du jour.

De ce fait, il va entreprendre un vaste programme de reconstruction mêlant la vieille forteresse, symbole permanent de l’ancienneté de leur famille au nouveau château demeure de

villégiature. Dans son programme de restauration, le comte de Maure conserve toute la façade d’arrivée de la forteresse avec le donjon cantonné de ses tours et courtines.

L’arrivée se veut spectaculaire et austère par l’unique pont-levis depuis lequel le visiteur accède dans une grande salle du donjon ouvrant sur la cour et le château neuf par une porte

XVIIème à fronton cintré surmonté du blason non achevé des Mortemart.

La devise :   '' Avant que la mer fût au monde Rochechouart portait les ondes ''

L’architecture régulière et austère du logis moderne évoque le début du règne de Louis XIV. Située au milieu du logis et en face de la porte du donjon, la porte principale est décorée d’un

fronton brisé surmonté des armes des Rochechouart et d’une niche.

Le corps de Logis principal sera alors doublé par une vaste galerie voûtée supportant une étonnante terrasse dominant toute la Brenne et ses étangs.

Deux ailes de même élévation devaient encadrer le logis principal mais le projet avorte avec la mort prématurée du comte de Maure.

Des traces d’arrachement sont encore visibles entre la jonction de la tour de l’escalier du XVème siècle et le logis du XVIIème siècle.

 

Visite libre

 

La cuisine

La bibliotèque

Détails sur des coffres

La salle de reception en rénovation, parquet en chêne

Donjon des Anglais

détails du meuble du donjon

La salle du trésor

Vues sur la cour intérieure

 

De l'extérieur

 

 

 

Retour au journal - Retour à la page d'accueil