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Le Patrimoine privé d'Archigny
du 11/11/2020
 Histoire et Patrimoine d' Archigny - 95 articles  

Patrimoine

Le Patrimoine privé

 

 

Le château de La Salle

 

 

L'entrée et la ferme                                                                                                                               date de la reconstruction de ce qui  a pu être une chapelle

Coté parc                                                                                                                                            Coté cour

Au XIIIe siècle il appartenait à Raos (Ayraud) Cordon sous la dénomination « salle Cordon », première édification médiévale de ce qui deviendra un château.

On la trouve aussi sous le nom de Salle-de-Gastine (Gâtine), car, bien que située sur la commune d’Archigny, elle frôle celle de Sainte-Radégonde-en-Gâtine.

En 1309, on parle de feu Ayraut et ses propriétés sont nommées comme « ayant appartenu à Ayrault Cordon ».

Un moulin faisait partie de la propriété initiale mais il en a été détaché et a sa propre dénomination toponymique de Moulin-de-la-Salle.

Le château de La Salle fut reconstruit d'un seul jet, vraisemblablement dans la première moitié du XVIIe siècle comme l'atteste la date 1647 gravée sur le linteau d'une porte avec l'inscription suivante IHS-MA (Jésus-Marie).

Jouxtant la demeure, le colombier de plan circulaire couronné d'une toiture originale porte la date 1633. En revanche, il se pourrait que les deux tours à toiture en poivrière soient plus anciennes.

Leur important diamètre, la rareté des ouvertures et la présence d'une archère canonnière leur confèrent une allure plus militaire que résidentielle nous permettant d'avancer, avec prudence, cette hypothèse.

Plusieurs familles de grande noblesse s’y succédèrent.

La Salle a été restaurée par le colonel Armand de Morin à la fin du XIXe siècle.

Le château appartient toujours à la famille de Morin.

Située au sud-est d’Archigny, cette propriété est privée.

 

La chapelle Fradin

 

Le chemin d'entrée                                                                                                                               La chapelle

Détail du fronton                                                                                                                                    Détail de la porte

La famille Fradin habitait le château de Rijoux à Archigny, acquis entre 1881 et 1886

Cette famille se composait d’Albert Fradin, né le 2 juin 1849 à Pleumartin, alors âgé de 36 ans, de son épouse, Alexandrine Genêt, âgée de 27 ans et de leur fils Marc âgé de 7 ans.

C’est le 31 juillet 1900 au soir qu’Alexandrine Genêt, épouse Fradin, décède à l’âge de 41 ans, au château de Rijoux. Elle est alors enterrée dans le parc du château.

Est-ce à l’occasion du décès de son père, Théodule Fradin, survenu le 2 avril 1909 à l’âge de 90 ans, qu’Albert fait l’acquisition d’une petite parcelle de terre dans le bois des Petites-Touches ?

Il y construit alors une chapelle funéraire à laquelle mène une allée gravillonnée close en bord de route par un portail.

Le corps d’Alexandrine, son épouse, y est transféré, peut-être à cause d’humidité pénétrant dans le caveau du parc de Rijoux.

Elle aimait, paraît-il, se promener dans ce petit bois.

Seraient enterrés dans cette chapelle singulière, les quatre membres de la famille.

À l’occasion d’un repérage du petit patrimoine notre association avait découvert la chapelle Fradin dans un piteux état, le caveau fracturé et violé pour la seconde fois,

sans que nous ayons connaissance de la date des faits.

Nous avons fait un signalement à la gendarmerie et demandé à J.-C. Pinneau, alors maire d’Archigny, d’intervenir à la chapelle afin de refermer le caveau, ce qui a été fait en septembre 2014.

Elle est visible au nord-est d’Archigny… mais les ronces et le lierre phagocytent ce monument funéraire…

liens pour 2 articles antérieurs ------- >  ICI 

                                            -------- >  et ICI

 

Le château de Marsugeau

 

L'entrée                                                                                                                                               Les travaux le 22 janvier 2020

Le premier site devait être romain, Marsugeau découlant de Marcigea.

Il se dit que fut établie dans les premiers bâtiments de cette propriété, une maladrerie. Nous n’avons, pour l’instant, trouvé aucun document le prouvant.

Toutefois, un indice, le nom du moulin, pourrait le confirmer.

La toute première famille dont nous trouvons trace en cette propriété est la famille Piet. Puis, cette seigneurie passa du duché de Châtellerault aux mains de la famille des Chasteignier de La-Roche-Posay.

Le seigneur de Marsugeau, par définition noble, portant le titre « d’escuyer de l’ordre du roy », « chevalier » et « marquis », avait le pouvoir de haute justice sur ses terres.

Des courriers des XVe et XVIe siècles attestent de la présence au château de ses nobles occupants. Toutefois, l’exploitation des terres était confiée à un métayer.

Nous trouvons dans les archives, trace de la « grande métairie de Marsugeau ». Actuellement, la ferme faisant face au château porte le toponyme de la Grande-Métairie.

Subsistent des bâtiments médiévaux, la tour ronde de défense située à l’entrée du domaine.

Elle fait face à la grange aux dîmes dont la toiture vient d’être refaite début 2020, et y était reliée par un très beau porche.

Un engin agricole trop haut a malheureusement fait tomber la clef de voûte de cette structure qui s’est effondrée.

Le logis actuel a subi des modifications au fil des siècles.

En 1773, des réfugiés Acadiens furent logés au château de Marsugeau en attendant la fin de construction des fermes qui leur étaient destinées.

Située au nord d’Archigny, cette propriété est privée.

 

La propriété de Rijoux

 

N’ayant pas terminé nos recherches, nous ne pouvons pas statuer sur la date de la première salle de cette propriété mais nous pouvons supposer que,

comme la majorité de nos lieux-dits, elle a pu être érigée au XIVe s. 

Elle est composée, actuellement, d’une habitation du XVIIe s. et d’une autre du XVIIIe s., le tout remanié au XXe siècle par différents propriétaires.

La première écriture trouvée, « Rigeau », apparaît en 1473, puis en 1605 dans les textes du seigneur de Touffou.

Nous trouvons en 1666 Mathieu Guiot écuyer, seigneur de Rijoux en la paroisse d’Archigny.

Un René-Joseph Guyot de Rijoux, officier, est enregistré comme défricheur de 2 ha à Vic-sur-Gartempes en 1787. Les Guiot ou Guyot, restent longtemps sur notre commune.

Ce domaine fut, au XXe siècle, propriété de la famille Fradin qui fit élever une chapelle privée dans un bois proche.

Les cadastres anciens montrent les traces de nombreuses habitations dans l’environnement de cette grande bâtisse.

Persiste une maison, face au château, de l’autre côté du chemin. L’habitation est entourée d’un parc aux grands arbres, clos de murs.

Située au nord-est d’Archigny, cette propriété est privée.

 

Le dolmen

 

Notre dolmen est malheureusement cassé, mais il reste « notre dolmen » et nous en avons fait notre logo.

En 1309, dans le cartulaire du Grand Gautier, il est appelé petra sopeyze et se situe dans les nemus de Poysent.

Si vous voulez le saluer vous devez aller au lieu-dit la Font-de-l’Étang à Archigny.

Il se tient sur une propriété privée, à l’est du bourg d’Archigny.

autres articles sur le dolmen   ------ >  ICI                 et  ---------- >  ICI

 

Le logis de La Talbardière

 

L’origine du nom « Talbardière » vient de la source se trouvant à proximité de la propriété. Très claire et pure, les Romains la baptisèrent « Fons Alba » pour devenir « Font Alba ».

De là à Talbardière, il n’y a qu’un pas.

Nous avions ici un fortin du XVe siècle dont il reste deux tours carrées de défense et un donjon.

De la seigneurie de Touffou en 1512, elle passa rapidement aux mains de Jean Lucas, écuyer et seigneur de la Talbardière.

Suivirent Guillaume puis François, tous les deux seigneurs de la Talbardière, de Vangueil et des Robinières.

François Lucas fit ouvrir portes et fenêtres, aménager des latrines dans le bâtiment, installer une citerne à eau et un four à pain.

Dans la cour carrée, au milieu de laquelle trône un puits surmonté de l’ancienne margelle, se trouve la maison du fermier d’un côté et les bâtiments de ferme de l’autre.

La maison de maître faisant face lors de l’arrivée dans la cour.

La chapelle, fondée en 1610 par François Lucas et son épouse Claude de La Vau, porte le nom de Notre-Dame-de-la-Talbardie et dépendait de l’église d’Archigny.

Elle fut détruite en 1787 puis reconstruite par son propriétaire actuel.

Cet ensemble est remarquablement entretenu.

Située au nord d’Archigny, cette propriété est privée.

 

Le manoir de l’Aage

 

Les Douves

L’Aage signifie « haie de défense ».

Attestent son toponyme, sa casemate du Xe s., en parfait état, qui était surmontée d’une tour carrée prolongée par un mur de défense tout le long de la propriété et les douves toujours existantes,.

Au XIIIe siècle, Ayrault Cordon était sieur de la Salle et de l’Aage. Mais si nous savons que l’un des lieux était une « salle », nous n’avons pas de désignation précise de l’autre.

Ce fief releva de la baronnie d’Angle.

En 1410 le sieur Jean Frétard était seigneur de «  l’Age ». Puis, au XVIe s., Antoine Guitton de l’Age vendit ses droits sur la terre de l’Age à Maurice de La Barre.

Les hommes de la famille de La Barre sont seigneurs de l’Aage et de la Salle, puis de la Guérivière et de Loubressay. Cette famille occupera l’Aage jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

Puis le domaine devint une ferme.

Une magnifique grange aux dîmes prouve l’importance de la seigneurie.

Des fresques persistent dans la maison d’habitation.

Nous trouvons plusieurs actes de mariage en la chapelle de l’Aage. Où se trouvait-elle ? A l’intérieur de la maison ?

Dans l’actuelle bergerie où de petites niches pourraient avoir abrité des statuettes ?

À quelques centaines de mètres, sur les hauteurs du domaine de l’Aage, trônait un moulin à vent dont les vestiges furent détruits au XXe siècle.

Les bâtiments de cette propriété sont remarquablement entretenus.

Située au sud-est d’Archigny, cette propriété est privée.

Lire un article de Jean Claude Cardinaux sur le même sujet --------- >      ICI

 

La propriété de Jolines

 

Au XIIIe s. elle fut l’une des fermes des moines de l’abbaye de l’Étoile.

Pour cette raison une chapelle y était érigée, permettant ainsi aux moines et convers, trop éloignés de l’abbaye, d’assister aux offices.

Bien plus tard, nous trouvons trace de mariages dans cette chapelle qui dépendait de l’église d’Archigny.

Il n’en reste plus qu’une niche et un grand bassin en pierre qui a pu servir, peut-être, de fonts-baptismaux.

La propriété dut passer aux mains de l’évêché puisqu’en 1309 l’évêque y récupérait sa dîme sous forme de grasses gélines.

La construction de la grande bâtisse eut lieu en 1636, date inscrite sur le fronton d’une porte, et les écuries et granges certainement à la même période.

L’aile gauche, en entrant dans la cour carrée, est plus ancienne et l’on trouve, à l’intérieur des bâtiments, dans une pièce transformée en bureau,

un magnifique four à pain datant certainement de l’occupation par les religieux car de construction identique à celui de l’abbaye.

Cette propriété privée est remarquablement entretenue.

Située près du bourg, direction sud-est.

 

Les moulins 

 

Tous sont des propriétés privées.

Ceux situés sur l’Ozon dit, à tort, « de Chenevelles »

Le moulin de la Davière

Le moulin de Marsugeau

Le moulin de Villiers

Le moulin de Vangueil

Le moulin de Trainebot

Le moulin de l’Étoile

Le moulin de la Salle

Les moulins du « Grand » Ozon

Le moulin de Vaux

 

Le moulin de Chavard

 

Voir le livre de Jean Dubois, conçu à l'initiative de l'association Archigny Accueil et Fêtes : Les moulins d'Archigny, éd. APC, cahier n° 46, 2018, 141 p.

 

Des fours à pain

 

 

Si l’on en trouve, ou trouvait, dans pratiquement toutes les fermes de la commune puisque seul moyen autrefois de cuire le pain, nombreux sont ceux détruits ou en très mauvais état,

faute, souvent, de moyen de remise en état.

D’autres sont en état, ou essaient de l’être.

À Boutigny, deux fours sont exceptionnellement proches.

Un très beau four se trouve dans une cour privée à Boutigny, invisible de la route, mais nous vous le présentons en photo.

Nous pouvons, d’après sa voûte en pierre, le dater du XIVe siècle, peut-être avant.

Superbement entretenu, il cuit encore, à l’occasion.

 

Le second est à une cinquantaine de mètres du premier, en bordure d’un chemin à Boutigny. Mais là n’était pas sa place initiale. Anciennement accolé à une maison d’habitation,

il fut déplacé pour construire à sa place une grange et une écurie. Il fut donc, en quelque sorte, protégé, malgré son état actuel très dégradé.

D’étrange conception, il était intégré dans un abri en bois et couvert de tuiles courbes. Une cheminée, dont il ne reste que les piétements,

était positionnée à l’avant de la gueule du four. Les propriétaires actuels avaient, en 2006, fondé une association pour veiller à sa remise en état,

accueillant pour ce faire des jeunes et un moniteur. Mais cette mise en place d’intervention est lourde pour un particulier et le four fut bâché pour le rester.

lire article sur la tentative de restauration  ---------- >  ICI

 

À Jolines, un four dans une pièce de l’aile gauche en entrant dans la cour, peut être daté du XIVe siècle. Il a été entretenu dans un superbe état et s’intègre parfaitement dans l’habitation.

 

À la Balaterie, comme dans de nombreuses fermes de notre village, il est malheureusement trop tard pour remonter la voûte et l’ensemble du four.

Il est un exemple de la perte du petit patrimoine causé par le manque de connaissance et de moyen.

 

L’une des anciennes boulangeries dans le bourg d’Archigny a conservé son four et son « enseigne ».

 

Des fontaines, des fosses, des puits, des gouffres, des vallées sèches…

Nous n’en parlerons pas, ces patrimoines faisant l’objet d’un livre en préparation par JC. Cardinaux, membre de notre association.

Lire l'article sur la source des Grandes-Fontaines  ----------- >  ICI

 

 

 

 

 

 

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